*~°¤ Mär Heaven ¤°~*

Bienvenue dans le royaume de Mär Heaven ! Ce royaume paradisiaque que menace de détruire le diabolique Echiquier...Combattant, pion ou voleur ?
 
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 Le Pavillon des Pivoines. ( Avec Armand )

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Armand
Pièce de l'Echiquier : pion


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MessageSujet: une fois n'est pas coutume, j'ai fait court !   Ven 22 Fév 2008 - 16:43

Armand la serrait contre lui, d’une étreinte plus forte à chaque mot qu’elle prononçait de sa voix faible, plaintive qui néanmoins déchirait l’atmosphère calme de la ville endormie. Il l’écoutait, pendu à ses lèvres comme à un dernier espoir. Non, cette fille était son dernier espoir.
Il avait été heureux autrefois mais il ne s’en souvenait plus. En lisant l’autobiographie d’Altaïr il s’était rendu compte qu’il avait été un homme heureux et qu’il avait détruit sa vie pour sauver celle de son peuple. Le geste était noble mais les cicatrices restaient profondes. Il avait touché le bonheur autrefois, quand il serrait sa femme dans ses bras et embrassait son fils, mais aujourd’hui il n’en conservait aucun souvenir. Ce bonheur, il voulait le retrouver, avec elle et personne d’autre.
Il l’écoutait raconter ce qu’elle appelait ses crimes, alors qu’il ne voyait en elle qu’un martyre, un agneau innocent torturé par l’essence du mal. Selon lui elle n’était pas abandonnée de Dieu, mais ça il n’osa pas lui dire, il ne put l’interrompre.
Puis elle lui parla des enfants, elle lui dit qu’elle ne pouvait pas en avoir. En entendant cela son cœur se serra, comme si son rêve venait de se fissurer. Jamais ils n’auraient d’enfant ? Il devient tout à coup très pâle et se retient de pleurer, le cœur en miettes. Et pourtant il ne l’interrompit toujours pas, se refusant même à pousser à soupire, de peur qu’elle l’entende et se taise.

Son ange aux ailes arrachées par la haine des hommes, cet agneau de Dieu torturé par la folie de la foi, cette victime innocente reposant à jamais sur l’autel des martyrs, cette existence mutilée lui murmura qu’elle voulait mourir. Elle le dit tendrement, comme on offre un premier baiser.
Armand se sentit défaillir alors même qu’ils approchaient de Neverland, qu’ils revenaient de l’Enfer, elle réclamait la mort.


"Pas aujourd’hui mon amour, pas aujourd’hui. Tu as pensée à ce que je ferais tout seul ? Je mourais moi aussi de chagrin. Tu es loin d’être aussi sale que ce que tu crois, et moi je t’aime ainsi, même si ton corps et ton âme sont recouverts de cicatrices. Vis pour moi s’il te plait, moi-même je vis pour te rendre heureuse. Ce n’est pas grave si nous n’avons pas d’enfant, moi ça m’aurais bien plus, mais si tu ne t’en sens pas capable où que tu ne peux pas ce n’est pas le plus important. Ce qui est vraiment important je vais te dire, c’est qu’on soit heureux, tout les deux. Je ne peux être en paix sans toi. Je t’aime vraiment tu sais."

Il passait ses mains dans ses cheveux et caressait ses joues pour la calmer, comme on rassure un enfant qui à peur de l’orage et de la nuit. Puis il déposa un baiser sur ses lèvres pour nettoyer le rouge qui les maculait.

"Anaria mon ange, est ce que je peux te déposer par terre ? Tu te sens de marcher un peu ? On n’est pas loin de Neverland mais je dois t’avouer que j’ai très mal aux bras."

Il la déposa sur ses jambes et chancela un peu, lui aussi était très fatigué. Il avait besoin de dormir.

S'endormir et ne jamais se réveiller.
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Anaria
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MessageSujet: TT_TT j'ai un coup de blouz pas poss   Ven 22 Fév 2008 - 18:08

Comment pouvait-elle tenir encore debout ? Ces longues jambes semblaient avancer toutes seules.
Ils marchaient en silence, sans même un souffle, se portant à moitié l'un l'autre.
Ils trébuchaient à chaque pas, l'un de fatigue, et d'épuisement, l'autre de douleur et de froid. ( je te rappelle que je suis toujours à poil >.< ). Enfin, la porte de Neverland leur apparut.
Au loin, vers la direction qu'ils venaient de quitter, des cris et des appelles couraient maintenant dans l'air, le feu progressait, ravageait le palais, menaçant les maisons les plus proches, leurs habitants encore endormis. On entendant les ordres des hommes, le hurlements des enfants prient au piège dans les batisses en flamme, prisonniers, pleurant comme si leur larmes auraient put éteindre le brasier toujours plus proche de leur chair si tendre, si fragile.

Anaria était déchirée, brissée. Elle était la cause de ces morts. Et à leurs dernières paroles se mélait son propre hurlement, celui de son âme. Même la mort ne voulait pas d'elle. Seul Armand, cet homme à ces côtés, cet être surement assez sot ou peut être assez fou pour avoir cru en elle, avait immaginé avec elle un destin sans chaînes, sans maîtres, sans enfants ?

La jeune femme ferma la porte de la crypte à clef, comme pour arrêter le temps, s'enfonçant dans les profondeurs de la terre avec ce meurtier qui avait perdu la raison à cause d'elle, à cause de sa misérable bétise.
L'escalier était interminable, sombre. Ils avançaient comme des aveugles, se tenant l'un l'autre, descendant une marche après l'autre, toujours plus profond dans les entrailles du monde.

Ils étaient seuls, complètement seuls, dans le noir de l'espace et de leur pensées obscures. Leurs esprits embrumés semblaient déconectés, insensible à toute forme de vie.

Anaria ne disait rien, trop engourdie pour prononcer un seul mot. C'est à peine si ses yeux étaient ouverts, lorsqu'ils arrivèrent enfin dans la grande salle souterraine.
Epuisant les dernières forces qui lui restaient, elle alla ouvrir la chambre de l'ange, sachant qu'Armand la suivait.

Enfin, elle se tourna vers lui, et laissa son regard le parcourir complètement. Elle avait l'étrange impression de le voir pour la première fois. De le voir à cet instant précis tel qu'il était, tel qu'il l'avait toujours été.

Ses cheveux bruns étaient ébouriffés, sa chemise a moitié arrachée, rougie, ses bras, tout son corps était parcouru de sang frai qui semblait se refuser à sécher. Et juste en dessous de son cou, brillait doucement cette croix d'or, pure, intacte à la souillure écarlate.

La jeune femme se retenait à son bureau, ses jambes ne la portaient plus, elle ne tarderait pas à s'effrondrer. Mais quelques chose la retenait de se coucher. Une habitude, un besoin, un rituel essentiel à chaque retour de l'Enfer.


" Armand, je...je... "

Elle baissa les yeux, laissant son regard tomber sur son corps, elle était tellement sale. A l'intérieur, à l'extérieur, elle était aussi sale que pouvait l'être Lilith dans la bible.

Il était là, à attendre on ne savait quoi, chancelant. Elle passa près de lui, n'osant le toucher, redoutant de ne pouvoir résister à l'envi de sentir sa peau contre la sienne, craignant de le souiller encore plus par ce contact. Mais il aurait été encore plus dur de le laisser seul. Elle prit lentement sa main, sans pour autant la serrer dans ses doigts humides et rendu glissant.


" Viens. "

Le tirant ainsi, elle le fit sortir de la chambre, le conduisant dans la salle de bain de la boîte de nuit. Lachant cette main, elle alla allumer une chadelle, unique lumière vacillante dans la torpeur les vapeurs de la pièce aux miroirs.
Sans lui donner une seule explication, elle le dévêtit, laissant tomber à terre les habits autrefois beaux qu'il portait. Elle le tira dans l'eau, le menant avec elle dans cette matière sombre et liquide.

C'est au moment où il lui tournait le dos, où elle passait ses mains sur ses muscles pour en oter le sang, que son coeur se serra à lui en faire mal. Une douleur atroce qui vous broit la poitrine, comme si vos os se brisaient, doucement.

Elle passa ses bras autour du cou de son amant, colant son corps au sien, oubliant la torture, la douleur le sang. Tentant dans cette étreinte de trouver un espoir de fou.

L'espace d'un instant, elle entrevit un être, dans un demi songe, un rêve d'une seconde entre brume et brouillard. Grand, mince, d'une peau blanche comme était la sienne, des cheveux blancs comme étaient les si...

Anaria reserra un peu plus son étreinte. Il n'y aurait plus de mensonge désormais. Elle avait eu, malgré tous ses actes, gardé la vie, alors elle devait à présent rembourser sa dette.

Elle voulait rêver, quelques part, n'importe où. Dans les Limbes, les palais enflammés, les labyrinthes maudits, les cours secrètes...
Mais maintenant, quelques soit son errance, d'un instant ou sans fin, elle oeuvrerait pour le voir à nouveau sourir. Lui.

Elle aurait cet enfant, même s'il ne devait pas en avoir d'autre après, ils auraient ensemble cet enfant. Elle voulait lui offrir cet vie pour toutes celles qu'elle avait prise. Et si pour cela lui falait sacrifier la sienne, et bien soit, il en serait ainsi.

* Me faudra-t-il pour preserver mes rêves renoncer au présent, fuir la réalité et patir à jamais ? *

Le visage caché dans la nuque de cet homme, elle respira longuement son odeur, ils étaient coupés de tout, de tous. Meurtriers, maudits, fous. Mais est-ce que tout ça importait vraiment ? Plus rien ne comptait, à par cette âme fragile et vulnérable si proche de la sienne.

" Je...j'ai..."

Pourquoi n'y arrivait-elle donc pas ? Quel était donc encore ce maléfice ? Cette phrase dite chaque jours part des milliers de personnes différentes. Quel était ce trouble enfermé dans son passé disparu ? Un jour peut être, elle le serait enfin, mais pas ce soir, non pas cette nuit.

Le silence était total, la lumière se reflettant sur chaque murs. On était incapable de voir la fin de cette pièce qui s'étendait inlassablement, reflets sur reflets, dans un semblant d'éternité envahit par la brume obscure d'un futur redouté.

" Je t'aime. "

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Armand
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MessageSujet: désolé de pas avoir pus t'appeller aujourd'hui =S   Sam 23 Fév 2008 - 19:59

Il la suivit dans la chambre de l’ange, marchant mécaniquement derrière elle. Armand, un jeune homme toujours doux et plein d’entrain, ressemblait à présent à une bougie dont la flamme à été soufflée. Il ne pensait plus, il n’y avait plus rien à penser. Ni à ses rêves brisées ni à ces vies éteintes. Tout ceci n’avait plus d’importance, il était comme mort, détruit à jamais par cette nuit comme si son âme c’était consumée dans les flammes de sa passion pour Anaria.
Ses yeux qui se posaient sur elle semblaient vides, il ne regardait rien, simplement le vide entre elle et lui

Puis elle eut un geste d’affection qui le tira un peu de sa torpeur, elle prit doucement sa main et l’entraina vers la salle de bains pour qu’ils se lavent, jettent derrière eux l’horreur de la nuit.
Elle se déshabilla et lui se laissa faire, sentant le quitter ses vêtements souillés du sang d’une centaine d’innocents, puis tomber sur le sol comme une mue. Il voulait se débarrasser de ces souvenirs, comme s’il présentait que la culpabilité allait le ronger jusqu’à la fin de sa vie, le dévorant pour lui faire payer le plus lourd crime qu’il avait commit. Armand voulait oublier, et pour cela il devait obtenir le pardon de Dieu. Les jours qui suivraient, il ferait tout pour se racheter et prierait Dieu jour et nuit. Il se nicha dans les bras d’Anaria et enfouit son visage dans la masse sombre de ses cheveux.

Elle l’entraina dans l’eau à sa suite et ce fut comme un baptême. Serré contre elle dans l’eau pure du bassin il se sentait renaitre. Elle fit couler de l’eau sur son corps souillé pour le laver des traces de sang qui le maculaient. Quand il fut propre, il rassembla assez d’énergie pour la purifier à son tour. L’eau dans laquelle ils baignaient n’était plus aussi limpide que lorsqu’ils y sont entré, mais ils devaient s’en contenter. Leur deux corps détruits par la nuit étaient plongés jusqu’à mi taille dans un bain écarlate. Cette vision souleva le cœur d’Armand. Il la prit pour un signe divin l’accusant de ses crimes. Le regard de Dieu était posé sur lui. Il n’avait qu’un envie, se noyer dans tout ce sang qu’il avait versé. On racontait que les âmes des noyés ne trouvaient jamais le chemin du repos.

Néanmoins il résista à ce désir de suicide, sentant contre sa chair le corps trempé de sa belle qui lui murmurait qu’elle l’aimait. Armand la serra plus fort et la fit sortir de l’eau dégoûtante de pêchers, témoin de son crime.


"Allons dormir, nous sommes tout les deux épuisés."
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Anaria
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MessageSujet: t'en fais pas je peux suvivre sans toi une journée tu sais!   Dim 24 Fév 2008 - 11:02

Anaria ne pouvait plus rien dire, ses lèvres étaient comme sélées, cousues. Jamais un simple bain pourrait les laver de tous ces péchés commis cette nuit, avant.

Ils étaient deux corps noyés dans cet océan écarlate.
Peut être étaient-ils mort dans ce massacre, elle cloué à cet hotel de torture, lui, retournant contre lui la lame de son épée ?
Peut être y avait-il deux cadavres brûlant dans les flammes du palais maudits ?
Peut être que l'endroit où ils étaient maintenant n'était qu'un cauchemar de plus, le jugement de Dieu qui les punissaient de leurs crimes .

Ils faudrait plus d'un bain pour enlever tout le sang de leur corps, mais dans l'imédia, c'était suffisant.
En quittant la salle d'eau, enroulée dans un long tissu, elle lança un dernier regard à cette eau.
C'était une vision d'horreur, un styx de l'enfer, le baptême des morts.

Ils redescendirent dans leur chambre. L'air y était froid, si froid.
Ils s'alongèrent, l'un contre l'autre, leurs chaires nues se touchaient doucement comme pour se rappeler mutuellement la présence de chacun.

Est-ce qu'ils dormir vraiment ? Comment le pouvaient-ils ? Comment peut on fermer les paupières, se laisser emmener vers des rêves idyliques lorsqu'on a réaliser l'un des pires crimes possible.

Le souffle lent, le corps immobile, on pourrait put croire au sommeil. Mais n'avaient-ils pas encore les yeux grands ouvert, incapable de les fermer, ressassant dans son esprit agare les images, encore et encore, inlassablement.
N'entendaient-ils pas encore les hurlements, les demandes de pitié, jamais accordées.

Anaria restait collée contre son torse, inapte au sommeil, impuissante devant les scènes qui défilaient sous ses pupilles éveillées.

Ils étaient là, pauvres créatures sous le jou du Seigneur.

Ils étaient d'Eve et d'Adam, inconnu à l'Eden.

Ils étaient de Lilith et de Lucifer, chassé par la colère d'un Dieu profané par ses propres enfants.

La nuit s'écoula dans cette torpeur des villes médiévales en feu.
Ils restèrent allongés de long moment, tantot dormant, tantot éveillé. Mais ils n'étaient alors que des fantômes, sans une raison, perdu dans les landes sauvages d'un esprit envahit par le doute.

Si Armand restait couché, Anaria se levait de temps en temps, juste pour faire quelques pas.
Une journée entière s'écoula, sans que ni l'un ni l'autre ne parla.
Mais la jeune femme savait qu'il fallait le nourir, il falait qu'il vive.

Respirant longuement, elle trouva assez de force pour chercher ne serai-ce qu'un peu de nouriture. Elle le fit manger, presque comme on donne à un enfant malade. Elle même ne mangeait pas, la vision des aliments lui donnait envie de vomir.

Quand elle eu fini, elle rapporta les restes qu'il n'avait pas mangé dans la grande salle. Au retour, elle vit sur le bureau la petite fiole qu'elle avait posé là, quelques heures au par avant.

Elle voulu lui dire qu'elle revenait, qu'elle ne serai pas longue, qu'elle restait là à quelques mètres de lui, mais elle ne put. Elle sortit de la pièce, avec pour seul vêtement un drap de soie noué autour des hanches.

Elle retourna dans la salle d'eau, la fiole à la main.
Le liquide termale coulait, remplissant lentement le bassin. En attendant que ce fusse fini, elle s'assit devant un mur, utilisant le miroir qu'il portait pour regarder son reflet.
Elle leva la petite bouteille au niveau de ses yeux, contemplant le liquide noir qu'elle contenait.

Bientôt, ses cheveux reprendraient leur véritable teinte, immaculé.
Pourquoi encore un mensonge ?
Serrant l'objet de verre dans la paume, elle le frappa de toutes ses forces contre le carlage.
Le verre se brisa, volant à travers la pièce, répendant son contenu noirâtre sur le sol. Elle était accroupi dans cette supstence.

Elle se plongea dans l'eau, s'immergeant complètement. Sous l'eau, elle fermait les yeux, elle était nue devant tous ses actes, elle se noyait dans la léthargie des eaux noires de son esprit.

Mourir, peut être.

Revenant près d'Armand, elle s'assit à ses côtés, posant sa main encore humide contre la sienne, colant sa cuisse contre le corps de cet être humain pour lequel elle avait perdu tout discernement.
Elle le regarda, contemplant la teinte de ses yeux, les traits fins de son visage, la profondeur de son âme qui apparaissait sur son front.

Doucement, sans s'en rendre compte, elle sourit, elle lui sourit, tendrement peut être, le sourire d'une femme qui reconnait toutes ses fautes, qui en demande pardon, qui offre sa vie pour réparer les erreurs commises du passé.

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Armand
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MessageSujet: cet avatar est trop nia n'est ce pas ? ^^ Nana syndrome =p   Lun 25 Fév 2008 - 20:36

Il mit longtemps à s'endormir, le visage enfouit dans la chevelure couleur jais de l’elfe. Il ne pensait même pas, il ne pouvait plus penser. Il ne bougeait pas non plus. Allongé contre elle, serré contre son corps glacé de tout désir, il ne vivait plus. S’il s’était arrêté de respirer et son que son cœur avait cessé de battre, il ne s’en serait même pas étonné. Armand gardait les paupières closes mais ne pouvait trouver le repos. Peut être ne le trouverait il jamais, tout comme le pardon du Seigneur.
Mort, il était mort depuis que Dieu avait détourné son regard de lui. Dans ces draps froids il était un corps mort, vide de toute chaleur, de toute vie.

Néanmoins la fatigue eut raison de lui et il s’assoupit sans même s’en rendre compte.

Le lendemain il s’était réveillé les mains tâchées du sang qu’Anaria pleurait pendant la nuit. Mais dans la torpeur du réveil il ne le comprit pas tout de suite. Il la vit étendue à son côté, nue et magnifique, le sang qui provenait de ses paupières closes avait coulé sur sa gorge découvert. Armand eut la peur de sa vie. Pendant un instant il cru être l’assassin de sa raison de vivre. Il mit ses lunettes et vit qu’elle avait posée ses ärms sur la table. Il se précipita et revêtit son holy ärm qu’il appliqua sur sa gorge avant de se rendre compte qu’elle ne souffrait de rien. Il soupira de soulagement et enfin il comprit de quoi il retournait. Armand saisit un coin du drap et la nettoya avec. Puis il s’assit à côté d’elle et pria jusqu’à son réveil. Il s’adressa à Dieu et lui demanda aide et secours, pardon et soutient dans la souffrance.

Il avait tué beaucoup trop de gens et ne ressentait rien. Ni regret ni douleur, rien. Il était vide de tout sentiment et ne pourrait probablement plus parler pendant un bon moment. La cruauté du monde et la sienne le laissait froid, insensible à toute forme de pitié comme à tout autre sentiment.
Il se fichait des gens qui étaient morts assassinés de sa main, des cris de détresse des femmes qui tenaient leur enfant dans leurs bras et demandaient grâce, de l’homme brûlé vif et de cette odeur nauséabonde de chair carbonisée, d’Anaria qui se couvrait un peu plus de bleu sous chacun de ses coups. Tout ceci ne l’affectait en rien, il était vidé de tout ce qui avait fait de lui autrefois un homme.

Soudain il se rendit compte qu’il était nu. Une atroce idée germa dans son esprit.
Où était la bague ? Et son pantalon ? Elle ne l’avait quand même pas jeté ?

Dans un coin de la chambre, les vêtements qu’ils avaient portés la veille était roulé en boule. Anaria attendait probablement le jour pour les jeter. Armand se leva brusquement et alla y jeter un œil. Il était à demi soulagé, mais le tiraillait la peur de l’avoir perdue au pavillon.
Ses vêtements étaient importables, souillés de sang, déchirés et puants la chair brûlée. Il prit son pantalon, ou plutôt ce qu’il en restait et fouilla dans les poches. Il soupira, profondément rassuré, en sortit un écrin de velours blanc taché en de multiples endroits de sang séché. Il l’ouvrit et en sortit l’anneau qui était à l’intérieur. C’était une bague en argent tout à fait magnifique. Elle lui avait coûté les yeux de la tête mais il n’avait pas regretté son achat. C’était vraiment un beau bijou, finement travaillé et orné d’une opale qui lui avait rappelée les yeux d’Anaria.
Armand saisit l’anneau et l’examina comme s’il le découvrait pour la première fois. Il réfléchissait.
Allait-il vraiment se marier avec cette fille ? Etait-il vraiment près ? En était-il vraiment digne ?
Ces questions lui inondaient l’esprit, le plongeant dans le doute.
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Anaria
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MessageSujet: Re: Le Pavillon des Pivoines. ( Avec Armand )   Mar 26 Fév 2008 - 15:51

http://fr.youtube.com/watch?v=0gaaZf0GKy4

( tu m'as fait n'importe quoi, je m'y retrouve plus TT_TT bon vais faire avec )

Anaria ouvrit les paupières, doucement, découvrant les plis du voile qui courait au dessus du lit. Elle avait dormi, assurément sans s'en rendre compte, mais le sommeil était venu engourdir chacun de ses membres endoloris par les nombreux coups.

Tendant le bras, elle le fit glisser lentement sur les draps de soie, espérant rencontrer le corps endormi de son amant. Mais le lit était vide, les draps encore chauds de sa présence. Elle était seule, étendue, nue et vulnérable dans l'immensité des plis fins du tissu.

Elle passa sa main sur sa joue, comme un réflexe qu'elle avait pris au cour des années, enlevant par ce geste une partie du sang qui les recouvraient après chaque nuit, à chaque fois que le sommeil et les cauchemars venaient, emprisonnant son corps et son esprit dans un univers macabres et sombre. Mais là, il n’y avait plus rien, plus une goutte. Ses joues étaient propres, pures et douces.

La jeune femme tourna le visage vers le reste de la chambre et elle souffla, contente de voir qu’il n’était pas partit. Qu’il demeurait là, avec elle.

Il lui tournait le dos, ne la laissant pas voir ce qu’il faisait, protégeant de sa vue d’éclat de l’anneau d’argent qu’il tenait dans sa paume.

Reportant son regard sur le plafond, elle posa le plat de sa main sur son front, pour sentir ce froid la faire revenir à la raison et à l’éveil.

Soudain, elle regarda vraiment sa peau, cette chaire d’ordinaire immaculée, maintenant couverte de bleues, de ces traces d’infamies régulières.
Prenant appui sur ses coudes, elle se releva non sans mal, laissant ses yeux vagabonder sur son corps, le parcourir avec un étonnement et une horreur à la vue de ces amers souvenirs des coups qu’on lui avait porté, si peu de temps au par avant.
Son corps était couvert de bleus, meurtri sous ces épreuves passées.

Mais s’il n’y avait eu que ça. Car le corps se répare, les bleus et les coups disparaissent, un jour ou l’autre. Quelques chose d’autre était apparu sur les doigts d’Anaria, sur les articulations osseuses de ses mains, au travers de cette peau presque translucide en cet instant. Des marques noirâtres, fines et ciselés, se dévoilaient, s’exposant à son regard empli de terreur.

N’y avait-il donc pas eu assez ? Tout ce qui leur était arrivé ne suffisait donc pas, n’avaient–ils pas suffisamment souffert pour le moment ?
Quel était donc cette malédiction qui semblait s’acharner sur elle, faisant par la même opportunité souffrir l’ensemble de ses poches.
Quel était donc ce maléfice suffisamment puissant pour la hanter jusque dans ses rêves, pour la ronger lentement de l’intérieur, pour modifier son métabolisme au point de donner un corps de femme à une âme d’enfant, et de l’enfermer dans le dédale de son esprit ?

Elle se regardait là, accroupi dans l’entremêlement de ses draps, effrayée devant vue de son propre corps. Elle n’était plus d’un cadavre. Un être beaucoup trop blanc, qui pourrit petit à petit, chaque jours un peu plus.


* Qu’est ce qu’il m’arrive ? Que sont toutes ces traces ? Pourquoi…. ? *

Elle prit dans ses paumes son visage troublé.

* Je vais… mourir ? *

Doucement, cette éventualité envahit son esprit. Est-ce que ces marques sous sa peau annonçaient sa fin ?
Si c’était le cas, si sa vie touchait à sa fin, que le temps lui était compté, alors…elle devait enfin être sincère, car c’était seulement ainsi qu’elle pourrait ce présenter devant le Seigneur.


* Après tout, à cœur sincère, tout est accordé. *

Relevant la tête vers le corps toujours de dos d’Armand, elle ouvrit les lèvres.
Elle jouerait cartes sur table.


« Armand, je…j’ai posé des vêtements propres sur le bureau. Ils sont peut être un peu grand, mais ça devrait aller, je crois… »

Elle sourit à cet homme, un sourire amer, accablé, triste.

« Je me rends compte que rien de tout ce qui s’est passé ne serai arrivé si j’avais eu le courage de te dévoiler la vérité. Mais comment aurai-je pus te dire tout ça ? Je prends conscience que pendant des années, j’ai été en possession du manuscrit d’Altaïr. Je sais tout de toi, de ton passé, mais toi, tu ne connais rien de moi. Tu ne sais pas par quoi je suis passée avant de te rencontrer. Mais Dieu ne pardonne pas le mensonge, alors…je ne veux plus te mentir. »

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Armand
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MessageSujet: Un homme jaloux et blessé..   Jeu 13 Mar 2008 - 8:38

Un sourire à la frontière de la tristesse et du désespoir se dessina sur le visage du valet.

"Je me fiche de la vérité, tu as le droits d'avoir tes secrets. Par contre je ne veux plus jamais que tu me mentes, c'est compris ? Plus jamais ça..."

Il se retourna, et incapable de la regarder en face, posa immédiatement ses yeux sur les vêtements.

"Merci, ça ira très bien."

Un horrible soupson grandit dans son esprit, se nourrissant de sa jalousie et de toute la haine enfouit en lui, pourrissant les restes de son coeur brisé.

"Comment ça ce fait que tu ai des vêtements d'homme ?"
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Anaria
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MessageSujet: et attention, pas jaloux laïc ^^   Ven 14 Mar 2008 - 19:46

Elle le regardait, cet homme plein de superbe, debout dans cette pièce vide de tout sens, debout comme le plus grand du genre humain, haut dessus de tout autre, dans une majesté incroyable de fin du monde.
Elle avait eu l'audace effarante de le trahir, de briser le coeur et l'amour qu'elle avait su raviver en lui. Qu'en était-il à présent. Reproches, regards emplis d'incompréhension devant les gestes et actes accomplis par l'un comme par l'autre.
Est-il donc possible d'effacer de sa vie le mensonge et le péché ?
Dieu a crée les hommes à son image, les laissant malgré tout imparfait, innachevés, comme des générations et des générations de poupées ratées. Nous ne sommes que les maquettes incorectes de l'idée que Dieu se faisait de nous. Mais bien sur, tout ça, c'est seulement si on croit en une forme de créateur autre que l'univers.

Comment ne pas mentir, et ne pas dire la vérité ?

La tête baissée, comme si elle avait été un enfant en faute, un enfant en deuil à la mort d'un parent. Qu'importe s'il ne la croyait pas, qu'importe s'il la battait encore pour une autre de ses inombrables fautes et erreurs.


" Mon enfance est morte dans ce qui me reste de mémoire. Les êtres qui furent autrefois mes parents sont pour moi de simples ombres dans ces souvenirs endormis. J'ai vécu dans le seul but de recoler un à un ces fragments, sans résultats. "

La jeune femme serra fermement les dents, se tirant non sans mal de sa couche. Quelque peu chancelante, elle resta pourtant debout, les yeux perdus dans des horizons imperceptibles et flous dans les brumes d'un passé.

" Mais un jour, un être, loin de me prendre en pitié, vint à ma rencontre, soignant mes plaies, recousant les traces inondes de ma chaire, effaçant l'espace d'une année la douleur de vivre. Cet homme je l'ai aimé, mais pas au sens que tu l'entends, pas comme ce que j'épprouve pour toi aujourd'hui, en cet instant. Et ce sentiment que je ne cesse de ressentir en moi, et qui me torture plus que tout les affrons qu'à connus mon corps, il me disait chaques jours, chaques semaines qu'il espérait tant me voir ainsi. Et je suis partie, j'ai continué mon chemin pour trouver une personne qui pourrait croire en l'être maudit que je suis toujours, pour qu'enfin il soit fière de moi. "

Anaria avançat à travers la pièce, arrivant si près d'Armand qu'elle entendait chacunes de sesn respirations, chaques souffles autant maudits que chéris.

" Ces vêtements sont une des dernières choses que j'ai de lui. De cette personne que j'aime comme mon père, celui que je n'ai jamais au."

Incapable de tenir plus longtemps sur ses membres, elle tint pourtant encore, complètement nue devant le regard de son amant. Elle passa lentement la main sur le tissu qu'il tenait dans les bras, un pâle sourir aux lèvres, préférant aux yeux verts d'Armand la contemplation des fines broderies.


" Je me souviens autrefois, lorsque mon nom était tout autre, il me dit de sa voix profonde comme le monde, de ses yeux immenses :
-Mais pourquoi pleure-t-elle ? Elle, beauté parfaite
Qui mettait à ses pieds le genre humain vaincu,
Quel mal mystérieux ronge son flanc d'athlète ?
-Elle pleure insencé parce qu'elle a vécu !
Et parcequ'elle vit ! Mais ce qu'elle déplore
Surtout, ce qui la fait frémir jusqu'aux genoux,
C'est que demain hélas ! Il faudra vivre encore !
Demain, après demain et toujours ! comme nous. "


Levant enfin le regard, elle le plongea sans honte à présent dans ceux du jeune homme, s'offrant, être vulnérable et beau, à toutes formes d'un courroux mille fois mérité.
Et parmis toutes ces couleurs mortes d'un tableau oublié par le temps et l'eau, il n'y avait qu'elles, persant des ténèbres, insensible à la noirceur des coeurs et du monde, deux éclats dans deux iris. Des reflets irisés comme un fragment d'opale ancienne, maudite par les hommes, et pourtant tellement belle.

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Armand
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MessageSujet: très très possessif ce brave garçon ^^   Mar 18 Mar 2008 - 21:39

Armand baissa lui aussi les yeux, honteux d'avoir douté d'elle. Son regard retrouva celui d'Anaria, perdu dans la contemplation des broderies.

"Alors comme ça ces vêtments étaient ceux de ton père adoptif... Me el présenteras-tu un jour ? J'aimerai connaitre cet homme auquel tu tiens tant."

Il la serra dans ses bras, plongeant son visage dans la masse sombre de ses cheveux et lui murmura tendrement à l'oreille :

"Et puis qui sait, peut être que çe jour là j'aurais l'audace de lui demander ta main ?"

Il l'embrassa et dessera son étreinte. Armand s'habilla rapidement et assis Anaria sur son lit. Il la carressa tendrement puis commença à l'habiller avec plus de douceur que Devon en avait pour ses filles. Il la touchait comme si elle était son enfant, avec ces gestes tendres qui était caractéristique aux jeunes parents. Elle était sa petite, sa fille et son seule amour. En lui laçant son corsage (et oui il sait faire ça ^^) il lui murmurait qu'il la protégerait toujours, qu'elle pouvait compter sur lui. Après plusieurs langoureux baisers, il fut contraint de lui dire tristement ces mots qui le déchiraient :

"Je pense qu'il faudrait que je rentre."
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Anaria
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MessageSujet: rien de plus dangereux qu'un mec jaloux...   Mar 18 Mar 2008 - 22:46

Que voulait-il donc dire par " Avoir l'audace de lui demander ta main "? Cette question trota quelques instants dans l'esprit le la jeune femme, puis s'évanouie doucement, comme envolée par quelques vents d'automne.
Il se vêtit de ces vêtements, ceux d'un père si loin.
Anaria était une enfant, l'une de celle qui ne peut voir leur parents ou proches qu'en de rares occasions, ou tout simplement jamais. Ce père qu'elle avait rencontré, qu'elle avait aimé comme aucun être avant lui, avait pris dans son coeur une place énorme.

Puis Armand l'habilla à son tour, comme lui l'avait fait autrefois, jetant à terre les loques qu'elle portait alors, les remplaçant par les tuniques aux reflets changeants.

L'elfe frissona de par le contact des mains du jeune homme une sa peau, de part l'étreinte, de part le désir qu'il lui inspirait sans cesse, de par l'amour peut être ?
Elle savourait chacuns de ces baisers, de ces lèvres si proches, de cette eau des phrases qu'ils partageaient. Elle n'aurait jamais voulu le voir partir, qu'il garde à jamais cette main sur sa cuisse, cette envie de l'autre, et non pas de façon charnelle, mais de part le simple fait d'aimer.


" Oui, tu devrais, ils doivent tous s'inquietter là haut. "

Elle le regarda une dernière fois, pour admirer cette splendeur de son âme, la beauté et la grandeur de cet humain qu'elle ne pouvait plus qu'aimer désormais.
Ces vêtements lui allaient à merveille, et il en était beau. Les deux hommes étaient de tailles différentes, mais tous deux de carrures impressionnantes, taillé dans le marbres par quelques michel ange et autres sculteurs de génie.

Alors elle se rappela le jour de son départ, de pourquoi elle avait quitté le paradis, pour retourner dans l'enfer terrestre des hommes.

Gael était le nom de cet homme, et après un an passé dans l'univers incroyable de la race à laquelle il appartenait, la jeune fille avait fini, dans son esprit torturé et dément, en faire partit, au point d'en posseder les plus grands atouts.
La petite fille était monté sur un pique rocheux, au plus haut du bastillon, niché dans la montagne, et étendant les bras, elle s'était jetée dans le vide, pensant ne jamais avir à en souffrir, qu'il n'y aurait de cette chite vertigineuse aucun atterissage mortel.
Il l'avait alors sauvé, l'arrachant à l'attraction du vide, il l'avait ramené à terre, sans demander à cette démente aucunes explications logique à ce geste, lui demandant juste de retourner parmi les hommes.

Ils se ressemblaient tant, ces deux hommes qui la sauvait sans raison, qui tuaient en son nom, par amour pour sa folie et sa déraison.

Armand partit, après sans doute un dernier baiser furtif qui laissa sur les lèvres d'Anaria un goût délicieux, mais tellement amer.
Une fois de plus, elle fut seule, dans l'immensité de son esprit et de ses songes embrumés. Mais cette fois, il n'y avait plus de craintes.

Plus jamais elle ne devrait aller là bas, jamais plus elle n'aura à subir le viol et ses douleurs, et plus un mensonge, du moins pour lui, juste pour lui.

Avançant lentement la main vers sa table de chevet, elle y prit une longue chaine d'argent, l'attachant autour de son cou. Son corps était meurtis, sans aucunes forces, bleuies par les coups portés sur elle dans le seul objectif de la faire souffrir. Il était laid ce corps, et pourtant, combien l'avait désiré, pour qu'à présent il n'appartienne qu'à un seul homme.

Portant une longue cape, elle avançait sans bruits, d'un pas de fantôme, sans se préaucuper de la puanteur des rues, de l'odeur des cadavres noirs.

Au bout de la longue chaine, tombant doucement entre ses seins, se balançait une croix fine, triste et si belle entre ces morts inombrables.
Car enfin elle était libre.

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Le Pavillon des Pivoines. ( Avec Armand )

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